A Toulouse, Jean-Luc Moudenc reste accroché au Capitole

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S’aimer comme on se confine : « Il n’avait pas envie de venir et maintenant on va rompre »

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Le maire (Les Républicains) de la quatrième ville de France a été réélu avec près de 52 % des voix, après un premier tour en demi-teinte.

Pas de scènes de liesse place du Capitole, pas d’effusions de joie, mais une déclaration sobre pour une victoire assez aisée. Jean-Luc Moudenc, maire Les Républicains (LR) de la ville depuis 2014, après une première mandature entre 2004 et 2008, a conservé son fauteuil avec un score de 51,98 %. Il bat ainsi Antoine Maurice à la tête de l’Archipel citoyen, une liste représentant toutes les mouvances de la gauche.

Pourtant, la campagne, inédite en raison de la crise du Covid-19, n’a pas été un long fleuve tranquille pour ce compagnon politique de Dominique Baudis. Ancien journaliste, puis directeur de la communication au conseil régional, ce natif de Toulouse a patiemment gravi toutes les marches du pouvoir municipal, tenant « une ligne de centre droit, fidèle à mes engagements de jeunesse », selon ses mots. « J’ai grandi grâce et avec l’action de M. Baudis », dit-il. Député de 2012 à 2014, ce fervent catholique, qui n’hésitait pas à voter contre le mariage pour tous lorsqu’il faisait partie de l’UMP, affirmait dimanche soir : « Je sais comment rassembler les Toulousains, bien au-delà des alliances habituelles. »

Au soir du premier tour, et bien que soutenu par La République en marche (LRM), avec son score de 36,18 %, le maire faisait grise mine, se disant même être la « première victime du Covid ». « Mon électorat habituel, plutôt conservateur, plutôt âgé, plutôt dans les quartiers populaires, ne s’est pas déplacé, ça va être serré… », affirmait-il. En habile homme politique, il a su remobiliser son camp et jouer avec les divisions de ses adversaires, stigmatisant sans cesse « une extrême gauche aux portes du Capitole, totalement en désaccord sur les grands dossiers avec les socialistes de la ville et de la région ». Diviser pour toujours régner.

Car, avec des sondages flatteurs, une démarche originale, un programme écologiste collant à l’époque, Antoine Maurice, élu municipal Europe Ecologie-Les Verts (EELV), avait su redonner à la gauche locale l’espoir de reprendre les clés du Capitole, abandonnées en 2014. Arrivée avec surprise en seconde position au soir du premier tour (27,56 %), la liste Archipel avait devancé la vice-présidente de la région Occitanie, Nadia Pellefigue, soutenue par le PS et les communistes. Se voyant refuser la présidence de Toulouse Métropole en cas de victoire, en désaccord sur plusieurs dossiers avec Archipel – arrivée de la ligne grande vitesse (LGV), soutien à l’aéronautique, faisabilité de certains projets –, Mme Pellefigue a soutenu du bout des lèvres la démarche Archipel, se retirant de la liste formée au second tour. « Les 18 % de Pellefigue ont-ils bien été reportés sur nous ? Sûrement pas », pestait une colistière d’Antoine Maurice, lors d’une fête au goût amer dans un restaurant du centre-ville.

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