Coronavirus : Agnès Buzyn, un grand oral pour défendre son action

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-Les cas de Covid-19 ont explosé récemment dans la plus vieille prison de Californie, San Quentin, où plus d’un millier de détenus ont été testés positifs au coronavirus, ont annoncé les autorités locales.

« C’est l’un de nos profonds sujets d’inquiétude en ce moment », a affirmé le gouverneur Gavin Newsom, soulignant que 42% des quelque 3.500 détenus de la prison de San Quentin, près de San Francisco, est considérée comme « médicalement fragile ».

On compte 30 nouveaux décès dus au coronavirus par rapport au précédent bilan de la DGS. Cela porte le bilan à 29 843 décès. Au total, 8.536 personnes sont toujours hospitalisés pour une infection. C’est 152 de moins que lundi. On compte 602 patients toujours en réanimation, contre 619 lundi.

Après Airbus en Europe et Air France dans l’Hexagone, un autre mastodonte de l’aviation tombe. La compagnie aérienne mexicaine Aeroméxico, l’une des plus importantes en Amérique latine, a annoncé mardi qu’elle demandait à déposer le bilan aux Etats-Unis pour restructurer sa dette en raison de « l’impact sans précédent » de la pandémie de Covid-19.

« Nous avons engagé une procédure volontaire pour mettre en oeuvre une restructuration financière » aux Etats-Unis, a indiqué la compagnie dans un communiqué. « Cette procédure légale n’interrompra pas les opérations de la compagnie aérienne », a-t-elle précisé.

Une entreprise sur quatre est suspectée de fraude au chômage partiel. C’est le résultat des 3 000 contrôles effectués par le gouvernement. Ils ont été menés en ciblant certains secteurs, mais aussi sur la base des témoignages.

Une douzaine de propriétaires de bars ont décidé d’assigner en justice le gouverneur du Texas, qui a exigé vendredi la fermeture des bars dans l’Etat du Sud après une flambée des cas de coronavirus.

Les plaignants qualifient la décision de fermer des salles de bars par le gouverneur Greg Abbott de « radicale » et dénoncent une infraction à la Constitution texane.

Ils estiment que la fermeture des bars, qui restent toutefois autorisés à effectuer des livraisons et de la vente à emporter, les « relègue » au rang de « perdants » et les condamnerait à faire faillite.

Mardi, le Texas a battu son record quotidien et rapporté 6.975 nouveaux cas de Covid-19. Les autorités de Houston, foyer de contamination de l’Etat, ont annoncé mardi que le port du masque obligatoire était renouvelé dans les commerces jusqu’à fin août.

Le président Donald Trump s’est dit mardi « de plus en plus en colère » contre la Chine en voyant le lourd bilan de la pandémie de Covid-19 dans le monde et aux Etats-Unis en particulier.

« Quand je regarde la pandémie répandre son horrible visage à travers le monde, y compris les dégâts qui ont été faits aux Etats-Unis, je deviens de plus en plus en colère contre la Chine », a tweeté le président américain.

Les tensions déjà fortes entre les Etats-Unis et la Chine sur fond de guerre commerciale se sont encore intensifiées avec la propagation mondiale du nouveau coronavirus, dont Donald Trump a imputé la responsabilité à Pékin.

Le gouvernement haïtien considère que la reprise des liaisons aériennes avec les Etats-Unis ce mercredi n’est « pas une erreur », à l’heure où l’Union Européenne refuse encore l’ouverture de ses frontières avec le pays en raison de la flambée des cas de Covid-19 sur le sol américain.

Une majorité d’Haïtiens de la diaspora réside dans cet État américain qui enregistre actuellement un fort regain de l’épidémie de nouveau coronavirus.

Un protocole sanitaire est prévu pour les passagers arrivant à Port-au-Prince mais son annonce tardive rend impossible son application dès l’arrivée des premiers vols ce mercredi.

Avec moins de 6.000 cas positifs et 105 décès officiellement attribués au Covid-19, la faible virulence du virus en Haïti est une « heureuse surprise » pour la communauté médicale qui craignait une hécatombe dans le pays aux infrastructures hospitalières lacunaires. 

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a déclaré mardi qu’il suivrait « les consignes du docteur » et n’organiserait pas de meetings électoraux à cause de la pandémie de Covid-19, contrairement à son rival Donald Trump.

« Il s’agit de la campagne la plus étrange de l’histoire moderne, me semble-t-il », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse surprise à Wilmington, dans son Etat du Delaware.

« Je vais suivre les consignes du docteur, pas juste pour moi mais pour le pays. Et cela veut dire que je ne vais pas organiser de meetings », a ajouté l’ancien vice-président de Barack Obama, âgé de 77 ans.

Afin de détecter des foyers « dormants », l’Agence régionale de santé d’Île-de-France a retenu 32 communes pour effectuer un dépistage massif. Dans ces villes, les cas positifs sont encore nombreux et les habitants sont moins dépistés qu’ailleurs.

Le président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre, et les deux sénateurs LREM de ce territoire ont « exigé » mardi que l’essai thérapeutique mené par le professeur Karine Lacombe, consistant à injecter à des patients souffrant du Covid-19 le plasma de patients guéris, « n’ait pas lieu en Guyane ».

« Nous avons exigé que la mission du professeur Lacombe n’ait pas lieu en Guyane. Elle n’est pas la bienvenue et nous avons demandé au préfet de prendre toutes les dispositions pour qu’elle ne soit pas accueillie en Guyane », a expliqué Rodolphe Alexandre, entouré des sénateurs Georges Patient et Antoine Karam, dans une vidéo diffusée à l’issue d’un rendez-vous avec le préfet et la directrice de l’Agence régionale de santé (ARS) lundi soir (mardi matin à Paris).

Le projet d’étendre à la Guyane et à Mayotte cet essai thérapeutique, déjà en cours en métropole, a été annoncé le 25 juin par Mme Lacombe au cours d’une audition à l’Assemblée nationale, mais cette initiative suscite de vives oppositions en Guyane, où nombreux affirment, sur les réseaux sociaux, refuser d’être « des cobayes ».

-Les cas de Covid-19 ont explosé récemment dans la plus vieille prison de Californie, San Quentin, où plus d’un millier de détenus ont été testés positifs au coronavirus, ont annoncé les autorités locales.

« C’est l’un de nos profonds sujets d’inquiétude en ce moment », a affirmé le gouverneur Gavin Newsom, soulignant que 42% des quelque 3.500 détenus de la prison de San Quentin, près de San Francisco, est considérée comme « médicalement fragile ».

Présent au cours de la séance, le président de l’UDI n’a visiblement guère apprécié les réponses d’Agnès Buzyn…

Interrogée sur le stock de 500 millions de masques périmés détruits juste avant le début de la crise, Agnès Buzyn a estimé que cette décision était pertinente au moment où elle a été prise. « Si la question m’avait été posée en 2018 de garder des masques périmés, pire les mettre en circulation, je pense que je n’aurais pas pris cette décision, surtout qu’une agence de certification nous a dit qu’ils n’étaient plus bons. »

Jean-Jacques Gaultier, député LR des Vosges : « Imaginez-vous, en pleine guerre ou à la veille d’une guerre, le ministre de la Défense se présenter à des élections ? »

Agnès Buzyn : « Je suis partie en campagne en me disant qu’un maire a aussi un rôle majeur à jouer »

Agnès Buzyn sur le port du masque : « Je ne peux pas dire aux Français de porter des masques le 23 janvier, quand il y a zéro cas en Europe. Porter des masques n’a de sens que quand le virus commence à circuler. A l’époque, ce n’était pas le moment. Les recommandations internationales sur les masques disent toutes la même chose, l’OMS, la Chine, l’Allemagne, les Etats-Unis : les masques sont pour les malades, les familles à domicile, et pour les soignants. »

Agnès Buzyn a raconté aux députés comment, à l’occasion d’une réunion à Matignon sur la réforme des retraites, elle a dit au Premier ministre  qui venait de parler de sa candidature au Havre : « Si cette épidémie progresse et arrive, si ça se trouve les élections ne pourront pas se tenir. Ce n’était pas une alerte formelle ».

Le ministère de l’Economie a jugé « excessif » mardi le nombre de suppressions d’emplois annoncé par Airbus, qui veut réduire ses effectifs de quelque 15.000 postes dont 5.000 en France pour faire face à la crise.

« Nous attendons d’Airbus qu’il utilise pleinement les instruments mis en place par le gouvernement pour réduire le nombre de suppressions d’emplois », et qu’il limite « au maximum les départs contraints », a précisé Bercy dans une déclaration transmise à l’AFP.

Agnès Buzyn s’explique sur ses propos controversés dans une interview au Monde, dans laquelle elle affirmait avoir averti Edouard Philippe dès le 30 janvier sur le fait que “les élections ne pourraient sans doute pas se tenir”.

“Le 30 janvier, nous sommes au Cese (Conseil économique, social et environnemental) avec le Premier ministre. Nous attendons, à la fin d’une réunion, et la discussion est une discussion de salon. Je crois qu’Edouard Philippe parle de se présenter au Havre. Et je lui dit ‘si cette épidémie arrive en Europe, si ça se trouve, les élections ne pourront pas se tenir’.” “Ce n’était pas une alerte formelle”, précise l’ancienne ministre de la Santé. 

On compte 30 nouveaux décès dus au coronavirus par rapport au précédent bilan de la DGS. Cela porte le bilan à 29 843 décès. Au total, 8.536 personnes sont toujours hospitalisés pour une infection. C’est 152 de moins que lundi. On compte 602 patients toujours en réanimation, contre 619 lundi.

Agnès Buzyn s’explique sur l’article du Monde, dans lequelle elle évoque la « mascarade du premier tour ».  Visiblement émue, elle assure : « Ce n’est pas une interview, sinon mes citations auraient été relues. J’avais passé une journée épouvantable, j’étais très fatiguée, on m’accusait sur les réseaux sociaux de n’avoir rien vu alors que c’était tout le contraire, que j’avais la loi bioéthique, la grève à l’hôpital, et la réforme des retraites. »

« Quand j’étais au banc au Sénat, j’étais en lien avec la DGS et le premier ministre pour gérer la crise. J’ai tout vu, j’ai tout préparé, alors que cet article laisse entendre le contraire. »

« Je n’ai plus aucun lien avec l’industrie pharmaceutique depuis que j’ai été nommée en 2011 à l’institut national du cancer. »

5.000 postes vont être supprimés en France, annonce l’avionneur européen. Dans le monde, Airbus va supprimer « approximativement 15.000 postes ». 

Interrogée sur un lettre adressée par le directeur de Santé publique France à Jérôme Salomon le 26 septembre 2018 et qui fait état des stocks périmés sur des dizaines de produits (dont des masques), Agnès Buzyn botte en touche : « Je n’ai pas connaissance de ce courrier, il ne m’est pas parvenu. » 

Agnès Buzyn se défend à nouveau sur sa gestion des stocks et des commandes : « La matière première des surblouses est fabriquée à Wuhan. La ville ferme le 22 janvier, quand il y a cinquante cas et six morts, au moment où on apprend qu’il y a transmission interhumaine et qu’il va peut-être y avoir une épidémie. Je veux bien comprimer le temps mais… »

Interrogée sur la façon dont la crise a été gérée dans les Ehpad, l’ancienne ministre se défend : « Le premier mort en Chine, il se produit le 11 janvier. Quand je fais ma première conférence de presse, le 21 janvier, il y a six morts. L’information que le virus touche particulièrement les gens âgés, on ne l’a que fin janvier. »

« Les recommandations n’ont pas évolué pendant la période (ndlr : en 2018) qui étaient que seuls les gens malades portent un masque, et quand ils sont chez eux, leur famille, et les soignants. C’est comme ça que raisonnaient les agences sanitaires. »

« En 2018, la vigilance que je dois avoir ne porte pas que sur des masques, mais sur des dizaines de produits, comme des comprimés d’iode en cas d’accident nucléaire. Mon attention s’est portée sur la totalité des stocks stratégiques. Et en 2018-19, la principale menace c’est Ebola, et le deuxième risque, c’est un attentat terroriste. »

De 40.000 nouveaux cas détectés par jour, les Etats-Unis pourraient passer à 100.000 à moins de nouvelles interventions pour endiguer la pandémie de Covid-19, a averti mardi Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses.

« Je ne serais pas surpris si nous atteignions 100.000 par jour si on ne renverse pas la tendance », a-t-il déclaré lors d’une audition au Sénat américain. « Je suis très inquiet car cela pourrait bien empirer ». Il a refusé de prédire le nombre de décès que la vague actuelle pourrait provoquer, mais selon une estimation publiée la semaine dernière par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies, le pays pourrait atteindre entre 130.000 et 150.000 morts d’ici le 18 juillet.

Le bilan actuel est d’au moins 126.000 morts. Quatre Etats américains (Californie, Arizona, Texas, Floride) représentent aujourd’hui la moitié des nouveaux cas.

Agnès Buzyn sur la gestion de la crise : « Aucun pays ne peut laisser l’épidémie évoluer jusqu’à 20 millions de malades. Le seul moyen de l’éviter, c’est le confinement. Dans une grippe, on peut se permettre d’avoir 20 millions de malades… enfin, c’est beaucoup, mais la mortalité de la grippe est bien inférieure. »

« Si l’épidémie avait été d’un autre type, comme Ebola, ce n’est pas des masques qu’ils nous aurait fallu. En terme d’attention portée, le DGS porte la même attention à tous les produits, car les risques sont nombreux. La ministre n’a pas à connaître tous les produits en stock à Santé Publique France, il y en a 38 palettes. »

Pour justifier la doctrine de la France concernant les masques, Agnès Buzyn prend l’exemple d’autres pays : « Dans la très grande majorité des pays, il n’y a pas de stocks d’Etat de masques. Il n’y en a pas au Canada, aux USA c’est 37 millions. Le Royaume-Uni en a 350 millions.

« Je quitte le ministère le 15 février, il n’y a pas eu de cas nouveaux depuis dix, quinze jours. (…) J’estime avoir tout fait pour mettre en place le système de santé. Tout est mis en préparation, en tension. Je quitte le ministère avec le sentiment d’avoir fait la bonne préparation (…). »

Sur les masques : « Une demande a été faite en 2017 de vérifier les stocks, et la réponse nous est parvenue 18 mois plus tard. Ô surprise, les stocks n’étaient, pour beaucoup, pas en état de fonctionner. »

L’ancienne ministre évoque aussi des « problèmes logistiques » dans les « pharmacies hospitalières ». (…) « On a mélangé des masques avec des dates de péremption et d’autres sans dates (…) tout ça, je le découvre parce que j’ai creusé pour cette mission. »

Sur son départ du gouvernement : « Je quitte le ministère le 15 février, il n’y a pas eu de cas nouveaux depuis dix, quinze jours. (…) J’estime avoir tout fait pour mettre en place le système de santé. Tout est mis en préparation, en tension. Je quitte le ministère avec la sensation que j’ai fait le nécessaire. (…)

Je pense qu’il y a un moment où il faut se présenter devant les électeurs. (…)J’estime avoir préparé le système de santé et de le faire dorénavant comme maire. L’histoire aura montré que cela ne s’est pas passé. »

Agnès Buzyn s’appuie sur ses notes afin de démontrer sa réactivité : « Le 6 février, la note remonte des ARS, des hopitaux. Nous donnons l’accord à la DGS pour commander des stocks d’Etat FFP2, qui n’existent pas. Nous donnons notre accord pour que des kits soient distribués. » 

« Vous ne pouvez pas dire que je n’ai pas anticipé. Et que les services de la Santé n’ont pas anticipé. » (…) « Vous ne pouvez pas dire que la commande n’a pas été précoce, le 14 février, il y a 44 cas en Europe. »

Agnès Buzyn sur sa gestion du début de la crise : « Il est faux de dire que mon intuition n’a pas été suivie par les services. Ce que nous avons mis en place début janvier est sans commune mesure avec ce que nous avons vu dans les autres pays.

Mon intuition, elle se traduit par un travail quotidien avec le DGS. Il m’envoie tous les matins un point complet. A partir du 10 janvier, nous travaillons main dans la main. (…) La première réunion de ministre est décidé dans le weekend, un dimanche. Sincèrement, il n’y a pas une journée où nous ne prenons pas décision. »

En aucun cas je ne peux vous laisser dire que le ministère de la Santé a été lent. »

Sur Jérôme Salomon : « Directeur de DGS ? C’est probablement le poste le plus difficile. Le nombre de personnes capables de prendre ce poste en France se compte sur les doigts d’une main. » (…)

Sur les masques : « Je demande qu’on recommande des masques, la commande part le 30 janvier. Nous parlons de masques FFP2. Je décide le 28 janvier de constituer un stock d’Etat de masques FFP2. Je me dis qu’il va en falloir, car je me projette. »

« Je me dis : « Mieux vaut commander des masques sans savoir les besoins du terrain des établissements. (…) En attendant cette réponse, faisons un stock de masques. (…) Une note remonte le 6 février, selon laquelle le nombre de stock est très variable d’un établissement à l’autre. Nous faisons partir une autre commande, beaucoup plus importante. »

Interrogée par Eric Ciotti sur ce qui a été fait entre mai 2017, quand elle arrive au ministère, et son départ, Agnès Buzyn défend son bilan : « Nous n’avons pas cessé d’agir depuis le 10 janvier, quand nous savons qu’il s’agit d’un coronavirus. Cette commission est pour l’occasion de vous expliquer que nous avons anticipé ; j’ai quitté le ministère le 15 février, quand il y avait six cas importés de Chine et un cluster, circonscrit. J’ai eu a gérer le stade 1 et la première semaine du stade 2. »

« Le 25 janvier, j’ai demandé à tous les hôpitaux de me faire remonter les informations, des scénarios de virulence (…) Je me projette toujours dans le risque le plus grave (…) Je mets en branle tout le système le 25/01 »

Sur les stocks de masques, Agnès Buzyn se défend en faisant la chronologie de son action au ministère : « Quand un ministre arrive aux affaires, il doit se prémunir de tous les risques. (…) Cette gestion des risques nécessite qu’il y ait des moyens de réponses. Ces moyens sont centralisés auprès de Santé Publique France. (…) A mon arrivée au ministère en 2017, je rédige un nouveau contrat d’objectifs pour l’agence. (….) Je demande qu’on me propose une doctrine plus efficiente des stocks, car ils ont besoin de tourner, d’être contrôlés… « 

« La ministre ne gère pas plus les masques que le reste : quand je parle de Santé Publique France, je parle de l’ensemble des risques. IL n’y a pas une prévention plus forte pour les masques que les capsules d’iode en cas d’attaque nucléaire, par exemple. »

Le niveau d’alerte monte le 24 janvier, quand nous avons les 3 premiers cas rapportés en France. Je prends immédiatement des décisions, multiples. Je décide d’appeler le directeur de l’OMS. Je n’arrive pas à le joindre ce jour-là. (…) J’appelle le ministre de la Santé croate (ndlr : le pays a alors la présidence de l’UE) pour organiser un conseil européen des ministres. »

« Je demande qu’on me fasse remonter toutes les capacités en terme de respirateurs, de stocks de masques, de matériels. Il n’y a pas de bouton au ministère pour avoir ces informations là. (…) Je demande qu’on le fasse en 24h. J’appelle le Président et le Premier ministre pour organiser une réunion. (…) Voilà ce que je fais dans le weekend du 23 ou 24 janvier. »

Agnès Buzyn sur sa conférence de presse le 21 janvier  « Je pense être la seule ministre de la Santé européenne à faire une conférence de presse aussi tôt. A ce moment là (ndlr : le 21 janvier), il n’y a pas d’alerte de l’OMS. A partir de là, nous décidons de faire une conférence de presse tous les jours pour informer les Français. (…) C’est bien car j’ai la perception qu’il se passe quelque chose et que cela peut évoluer que je décide de m’exprimer. »

Agnès Buzyn : « Je décide le 11 janvier de faire une alerte. (…) A partir du 22 janvier, nous avons la notion de la contamination inter humaine, qui change le regard que nous portons sur ce coronavirus. »

Sur sa première prise de parole consacrée au virus : « Je décide de faire ma première conférence de presse pour alerter les médias et les Français qu’il existe ce phénomène en Chine. » (…) Je dis ce jour- là : « Le risque de transmission en France ne peut être exclu, d’autant qu’il existe des lignes direct entre Wuhan et la France. » »

Que savait la ministre en janvier ? Comment a-t-elle géré les stocks de masques ? Agnès Buzyn : « Dans une nouvelle crise sanitaire, avec un agent pathogène émergent, on adapte les décisions qu’on prend au niveau d’informations que nous avons à un moment précis. Mon état d’esprit : j’ai une expérience des crises sanitaires, par mon passé de médecin. (…) J’ai eu une première alerte au cours du 25 décembre, via un blog que j’ai vu passer sur Twitter. (….) L’OMS a fait une notification le 1er janvier aux agences sanitaires du monde. »

« Mon premier nouveau niveau d’alerte est, je crois, autour du 11 janvier, quand la Chine annonce un premier décès. On a l’information qu’il s’agit d’un nouveau coronavirus. Je décide à ce moment là d’informer le président de la République et le Premier ministre de ce phénomène. »

Agnès Buzyn débute par un propos liminaire  : « Je souhaite pouvoir m’expliquer sur l’exercice des responsabilités qui ont été les miennes à la tête du ministère. »

« Oui, notre pays a vu le meilleur et il est tout à fait légitime de s’interroger sur les faiblesses observées. »

« (…)Je sais que je serai interrogée sur les questions pour lesquelles j’ai quitté mon ministère et sur ce que j’ai pu faire (…) et les décisions que j’ai pu prendre. »

Interrogée sur le système de soins et sa capacité à faire face à une crise crise sanitaire, Agnès Buzyn : « Notre pays, l’ensemble de la planète, ont été confrontés à une épidémie sans précédent. En France, nous sortons de la phase aiguë. (…) Je pense à tous ceux qui ont été touchés (…), aux personnels de santé (…) au ministère de la Santé (…) aux services de l’Etat qui se sont mobilisés (…) aux établissements sociaux. »

Le ministère de la Santé a officialisé ce mardi la reconnaissance automatique en maladie professionnelle pour les soignants atteints du Covid-19. La reconnaissance est également facilitée pour tous les salariés ayant travaillé pendant la période de confinement.

La Coupe d’Afrique des Nations, qui devait se tenir en janvier 2021 au Cameroun, est finalement reportée à 2022 en raison du coronavirus. 

« Croyez moi, j’ai bien cherché et je n’ai pas trouvé ». Interrogé à l’Assemblée nationale sur le projet de revalorisation des salaires pour les soignants, Olivier Véran assure qu’aucun autre gouvernement n’a décidé d’une telle hausse. 

« J’ai cherché loin en arrière, aussi loin que je le pouvais dans les archives du ministère à quel moment il avait été proposé une revalorisation des salaires pour plus d’1,5 million de salariés qui s’occupent de nous quand on est malade et à hauteur de 6 milliards d’euros ». 

Le Sénat a adopté à l’unanimité la proposition de résolution tendant à créer une commission d’enquête pour l’évaluation des politiques publiques face aux grandes pandémies à la lumière de la crise sanitaire de Covid-19 et de sa gestion. 

Mise en place pour six mois, la commission sera composée de 36 sénateurs et entamera ses auditions dès le mois de juillet. 

L’Union européenne décide d’ouvrir ses frontières à 15 pays. Les gouvernements des Etats membres se sont accordés sur une liste de destination où la situation épidémiologique liée au Covid-19 est jugée suffisamment sûre pour la reprise de ces voyages. La liste sera actualisée tous les 15 jours. 

Ces 15 pays sont : l’Algérie, l’Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie et l’Uruguay. 

La Chine est également incluse mais à condition qu’elle admette sur son sol les visiteurs venant de l’UE, ce qui n’est actuellement le cas que de façon limitée.

Sont en revanche exclus de cette liste : les Etats-Unis, pays le plus touché au monde par la pandémie avec 125.928 décès pour près de 2,6 millions de cas répertoriés, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Turquie ou encore Israël. 

Le moment est venu de rendre des comptes. Quatre ex-ministres de la Santé vont être entendus cette semaine par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion de la crise du coronavirus, à commencer par Agnès Buzyn ce mardi 29 juin.

Attendue au tournant après avoir quitté son poste mi-février, la candidate malchanceuse à la mairie de Paris, battue par Anne Hidalgo et devancée par Rachida Dati, sera suivie mercredi 1er juillet par Marisol Touraine (ministre de 2012 à 2017) et Roselyne Bachelot (2007-2010), avant que Xavier Bertrand (2005-2007 puis 2010-2012) ferme le bal jeudi.

L’objectif est de répondre de concert à cette question : qui est responsable de l’évaporation du stock stratégique d’Etat de masques de protection ? En avril 2010, il se montait à 1 milliard de masques chirurgicaux et 700 millions de masques FFP2, plus protecteurs, a indiqué le 24 juin à la commission d’enquête Didier Houssin, directeur général de la Santé (DGS) de 2005 à 2011. Mais début 2020, ce stock avait fondu à 117 millions de masques chirurgicaux pour adultes, 40 millions de masques pédiatriques, et plus aucune réserve de FFP2.

Ces deux dernières semaines, la commission d’enquête a entendu tous les DGS, c’est-à-dire les numéros 2 du ministère, de la période 2003 à 2011. C’est maintenant au tour de l’étage supérieur. La première ex-ministre interrogée sera donc Agnès Buzyn, mardi à partir de 17h.

Les députés s’étaient montrés peu satisfaits des réponses de l’actuel DGS, Jérôme Salomon, le 16 juin, lors de la première audition, ils auront assurément envie d’en savoir plus et d’interroger Buzyn sur les suites données à un courrier de l’agence sanitaire Santé publique France, qui recommandait en 2018 de reconstituer le stock de masques à hauteur d’un milliard d’unités.

Agnès Buzyn sera d’autant plus attendue qu’on lui a souvent reproché d’avoir quitté le ministère précipitamment. Elle avait cédé la place à Olivier Véran le 16 février, en pleine montée du risque épidémique, pour être candidate LaREM aux élections municipales à Paris. Et au lendemain de son décevant score du premier tour, elle avait livré une interview alarmante au Monde, où elle confiait son impression de participer à une « mascarade » en se présentant aux municipales, alors que l’épidémie couvait.

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