Depuis le Maroc, Michel Fotso fait de nouvelles révélations sur sa détention, voici les détails!

0
625
PARTAGEZ AVEC VOS PROCHES:

En août 2019, l’ancien patron de la Cameroon Airlines (Camair) Yves Michel Fotso qui purge une peine de prison à vie à Kondengui a été évacué en urgence au Maroc pour raisons sanitaires.

Cinq (5) mois plus tard, le fils du richissime homme d’affaire camerounais Michel Fotso se confie sur son quotidien dans une interview accordée à nos confrères du journal Mutation.

Lire l’intégralité de l’interview publiée par Mutation dans sa parution No 4999:

Comment allez-vous ?

Comme un homme en captivité depuis quatre ans. Cela fait 1 548 jours que j’ai été interpellé, arbitrairement et en violation de mes droits, à mon domicile de Douala, le 1er décembre 2010. Tout ça parce que ceux qui me persécutent pensent que la manière la plus facile de me voler mon patrimoine, c’est de me priver de ma liberté ! Je bataille sans relâche grâce au soutien indéfectible de ma femme, de mes enfants et de quelques amis qui me sont heureusement restés fidèles. S’il en avait été autrement, j’aurais déjà perdu la raison.
Comment jugez-vous les conditions de votre détention

Contrairement aux cinq autres prisonniers du secrétariat d’État à la Défense où l’on détient les personnes qui gênent le pouvoir, je suis enfermé seul dès 21 h 30, et ma porte n’est rouverte que le matin à 8 heures.

Je suis donc isolé de tout contact pendant près de onze heures par jour. Mon quotidien est très difficile. Je le passe essentiellement à lire les nombreux dossiers qui m’accablent. Mais je ne baisse pas les bras. Je me battrai jusqu’au bout pour ne pas me laisser dépouiller, pour faire éclater la vérité et être enfin innocenté.

Estimez-vous que les juges n’ont pas bien fait leur travail ?

Je dénonce avec vigueur les atteintes graves aux droits de la défense orchestrées dans le cadre de l’instruction de chacune des deux affaires pour lesquelles je suis poursuivi, à savoir l’achat inabouti d’un avion présidentiel BBJ-2 et la liquidation de Cameroon Airlines. Condamné à vingt-cinq ans de prison le 22 septembre 2012 dans l’affaire de l’avion présidentiel, j’ai immédiatement saisi la Cour suprême d’un pourvoi en cassation. Alors que le délai légal est de six mois, j’attends depuis vingt-neuf mois la désignation d’un rapporteur pour que mon affaire soit enrôlée !

S’agissant de l’affaire de l’avion présidentiel, il y a tout de même eu un détournement de fonds !

Je n’en sais rien ! L’affaire est un simple différend commercial entre un client, l’État du Cameroun, et son fournisseur, la société GIA International, cette dernière étant chargée d’acquérir l’avion auprès du fabricant Boeing [elle a fait faillite en 2001 et l’appareil n’a pas été livré]. En tant que patron de Cameroon Airlines, je n’étais ni client ni fournisseur, mais un simple facilitateur.

Ce différend a par ailleurs été réglé dès septembre 2006, à mon insu, avec la signature d’un accord transactionnel entre GIA International et l’État du Cameroun, sous l’égide du tribunal des faillites de l’État de l’Oregon, aux États-Unis. L’État a même été indemnisé. Mais les juges qui m’ont condamné refusent obstinément d’en tenir compte.

Source: camerounweb.com

LES ARTICLES LES LUS EN CE MOMENT:

PARTAGEZ AVEC VOS PROCHES:

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here