Intempéries dans les Alpes-Maritimes: Sur place, Voici la première annonces de Macron fait aux sinistrés!

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Cinq jours après les intempéries qui ont fait au moins quatre morts dans les Alpes-Maritimes, Emmanuel Macron se rend sur place ce mercredi 7 octobre. Il a promis un soutien « à la mesure de la catastrophe ». À son arrivée, le chef de l’État a confirmé que l’arrêté proclamant l’état de catastrophe naturelle avait été signé.

Trois vallées au nord de Nice ont été frappées, vendredi 2 octobre, par des pluies torrentielles et des crues brutales qui ont fait au moins quatre morts, huit personnes disparues et treize autres « supposément disparues » d’après le dernier bilan des autorités. Un épisode méditerranéen particulièrement violent provoqué indirectement par la dépression Alex, la tempête qui a frappé dans le même temps l’ouest de la France.

Au-delà des pertes humaines, les destructions sont considérables : maisons englouties ou éventrées par dizaines, routes coupées et sans doute impraticables pendant de longues semaines, réseaux d’eau potables anéantis. Des cimetières, à Tende ou Saint-Martin-Vésubie, ont été endommagés et des dizaines de cercueils emportés par les eaux. La reconstruction nécessitera des mois d’efforts et des centaines de millions d’euros.

C’est dans ce décor dévasté que se rend, ce mercredi après-midi, le président de la République. Dans un message publié ce matin sur Facebook, il a promis un soutien « à la mesure de la catastrophe » « La Nation sera là, présente, dans la durée », a assuré Emmanuel Macron. « Pleinement mobilisé dans l’urgence, l’État le restera demain, dans la phase de reconstruction. J’en prends l’engagement », a-t-il insisté quelques heures avant d’aller à la rencontre des habitants. Voici les premières éléments à en retenir.

Un passage par plusieurs communes sinistrées

Le chef de l’État est arrivé aux alentours de 15 h en hélicoptère à Tende, dans la Vallée de la Roya. Il doit ensuite se rendre à Breil-sur-Roya, vers 16 h 45, toujours dans la vallée de la Roya. Puis à 19 h, il ralliera Saint-Martin-Vésubie, dans la Vallée de la Vésubie. Il conclura son déplacement par un passage au centre opérationnel départemental (COD). Présidée par le préfet et mise en place face à un événement majeur comme une telle catastrophe, cette structure rassemble l’ensemble des acteurs de la sécurité civile, la police et la gendarmerie nationales, les services de l’État concernés et les représentants des collectivités.

« Nous ferons le point avec tous les acteurs mobilisés. J’irai écouter vos attentes et celles de vos élus, au plus près des besoins », a déclaré le Président dans son message sur Facebook, ce matin.

La confirmation de la proclamation de l’état de catastrophe naturelle

Un conseil des ministres s’est tenu ce matin, à Paris, en présence d’Emmanuel Macron pour décider de ces mesures. « Cinquante-cinq communes ont été touchées par les intempéries et le bilan est lourd », a rapporté, à l’issue de cette réunion le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. « Les premiers mots du Président ont été pour les habitants de ces communes. Ils ont été touchés et c’est toute la Nation qui est solidaire. Ce n’est pas leur drame mais un drame national », a-t-il souligné.

À son arrivée à Tende, le chef de l’État a confirmé que l’arrêté proclamant l’état de catastrophe naturelle avait été signé. « Cela va permettre de déclencher les indemnisations et de se tourner vers les assureurs », a-t-il commenté. Il a aussi annoncé la mise en place du fonds Barnier,aussi appelé Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM) intervenant pour l’indemnisation des catastrophes naturelles qui n’est pas prise en charge par les compagnies d’assurance ainsi que le financement de la prévention des risques naturels. « Pour les maison à reconstruire, on va accompagner jusqu’à 80% du coût», a indiqué Emmanuel Macron.

 

Les attentes sont fortes sur le terrain. « Nous avons des dégâts vraiment considérables, humains et aussi matériels d’une ampleur impossible à imaginer. Il y a encore quatre communes coupées du monde, de routes, de ponts. Les infrastructures ont été anéanties, nous allons avoir besoin de cette solidarité, avait confié sur BFM TV le maire de Breil-sur-Roya, avant la visite du Président. Je vais lui dire de faire le nécessaire auprès des assurances pour que les habitants qui ont tout perdu puissent être pris en charge et indemnisés à hauteur des dégâts subis. »

 

Sur le dossier spécifique de l’agriculture, « l’état de catastrophe agricole sera aussi reconnu avec 1000 exploitations touchées », a poursuivi le chef de l’État. « Plus d’une centaine d’élevages ont été impactés », avait fait savoir, ce matin, le ministre Julien Denormandie, sur Europe 1. « On va mettre en place le régime de catastrophe naturelle au sein du conseil des ministres. Le régime des calamités agricoles (indemnisation des agriculteurs qui ont subi une perte de récolte ou une perte de fonds, N.D.L.R.) se fera très vite. Il faut d’abord que les experts identifient et qualifient les événements. Ça prend plusieurs jours », avait-t-il indiqué.

Une interview aux JT de TF1 et de France 2

Vers 20 h, Emmanuel Macron prendra la parole dans les journaux télévisés de TF1 et de France 2, en direct de Saint-Martin-Vésubie. Il répondra aux questions des journalistes Marie Chantrait et Jeff Wittenberg, ont précisé les chaînes, dans un communiqué commun. Le Président devrait y préciser les mesures d’aides de l’État pour aider le Département et les habitants sinistrés à faire face.

Source:https://www.ouest-france.fr/provence-alpes-cote-dazur/alpes-maritimes/intemperies-dans-les-alpes-maritimes-emmanuel-macron-se-rend-sur-place-que-faut-il-en-attendre-7004667

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