Les moules de Charente-Maritime sont interdites à la vente

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L’abondance de dinophysis dans les pertuis, une toxine néfaste pour la santé humaine correspondant au développement des algues avec le soleil, est à l’origine de cette interdiction.

Comme d’autres, ils ont subi les tensions du confinement, mais renforcées cependant au début de printemps par des mortalités importantes sur les élevages de moules du pertuis Breton qui leur ont fait craindre le pire. Les mortalités semblent à présent jugulées, mais voici que la profession mytilicole de Charente-Maritime se retrouve confrontée à un nouveau problème. Les moules sont frappées depuis le 18 mai d’une interdiction de pêche, d’expédition et de commercialisation, à quelques jours seulement d’une probable réouverture des restaurants.

« Pour boucler la boucle, il ne manquerait plus que nous fassions une belle saison », commente Benoît Durivaud, le président des mytiliculteurs charentais-maritimes, préférant aborder par l’ironie cet enchaînement de mauvais rendez-vous avec la nature.

Le fauteur de trouble est identifié. Une algue, le dinophysis, que le réseau de surveillance marin de l’Ifremer (Rephytox) a identifié à des niveaux de concentrations supérieurs aux normes et risquant a minima d’entraîner des perturbations intestinales.

Le réseau n’a pas de suivi exhaustif de l’ensemble des sites de production, mais le dépassement des seuils en plusieurs points du pertuis Breton, et du pertuis d’Antioche, jusqu’en baie d’Yves, a aussi conduit à la fermeture de secteurs non analysés. Principe de précaution à l’application duquel sont rompus les producteurs de coquillages. Comme en sud Bretagne et baie du Mont Saint-Michel ces derniers jours.

Filières et bouchots de l’essentiel des sites charentais-maritimes sont fermés. Il faudra attendre le début de la semaine prochaine et de nouvelles analyses pour décider de réouvertures, à la condition que le seuil de dinophysis ait diminué sous le niveau requis. En certains secteurs de production, ce n’est pas une, mais deux analyses positives consécutives qui sont requises, ne laissant pas de visibilité aux producteurs avant une dizaine de jours.

Cela étant, quelques « poches » échappent au phénomène. Ce qui explique, dit le producteur de Marsilly, « que le consommateur puisse retrouver sur les étals des moules de bouchot du secteur de Charron ou de la côte vendéenne du pertuis Breton ». Idem pour les huîtres qui n’entrent pas dans le champ de cette interdiction. 

Source: https://news.google.com/__i/rss/rd/articles/CBMibmh0dHBzOi8vd3d3LnN1ZG91ZXN0LmZyLzIwMjAvMDUvMjIvbGVzLW1vdWxlcy1kZS1jaGFyZW50ZS1tYXJpdGltZS1zb250LWludGVyZGl0ZXMtYS1sYS12ZW50ZS03NTA0NzQyLTQ2OTgucGhw0gFzaHR0cHM6Ly93d3cuc3Vkb3Vlc3QuZnIvMjAyMC8wNS8yMi9sZXMtbW91bGVzLWRlLWNoYXJlbnRlLW1hcml0aW1lLXNvbnQtaW50ZXJkaXRlcy1hLWxhLXZlbnRlLTc1MDQ3NDItNDY5OC5hbXAuaHRtbA?oc=5

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