Municipales à Paris : dette, logement, pollution… On a factchecké le premier débat du second tour

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Une petite heure pour de nombreuses attaques. La politique a repris ses droits dans un climat tendu ce mercredi pour le premier débat du second tour des élections municipales qui aura lieu le 28 juin prochain. Une confrontation marquée par la crise du coronavirus, qui influence largement les propositions des trois candidates en lice. Tour à tour, elles ont égrainé leurs idées pour verdir la ville, la rendre plus propre, ou encore accroître l’offre de logements dans la capitale. Avec, parfois, certaines approximations relevées par Le Parisien.

C’est une critique régulièrement formulée par les adversaires d’Anne Hidalgo depuis le début de la campagne. Benjamin Griveaux, avant de se retirer de la course aux élections municipales, reprenait régulièrement ce chiffre. Et il est vrai. Depuis le début de la mandature d’Anne Hidalgo en 2014, la dette de la ville a régulièrement augmenté et dépassera les 6 milliards d’euros à la fin de l’année 2020, malgré une légère baisse en 2019. Cela représente une hausse de 55 % sur six ans. Pour défendre son bilan, la mairie a rappelé tout au long de la campagne que les impôts locaux n’ont pas augmenté. Mais encore, la capacité de désendettement de la ville s’élève à 9,4 années, en deçà du seuil d’alerte fixé à 12 ans par l’Etat.

La candidate LR à la mairie de Paris Rachida Dati fait ici référence à une information parue le 26 février dernier dans les colonnes du Canard enchaîné. L’hebdomadaire affirmait que la mairie profiterait d’un « tour de passe-passe budgétaire » sur le logement social afin de renflouer ses caisses.

Depuis 2016, la municipalité réclame aux bailleurs sociaux de payer la totalité des loyers des logements conventionnés dans le parc social pour toute la durée du contrat de bail. Les enjeux financiers sont colossaux, puisque la mairie a ainsi touché 1,15 milliard d’euros ces cinq dernières années.

Une astuce fiscale que la municipalité est parfaitement fondée à mettre en œuvre depuis un décret de 2015, signé sous le dernier quinquennat. Cette pratique a donc indéniablement permis à la mairie d’accroître ses capacités d’investissement et service les finances de la collectivité. Autre avantage : le parc de logements sociaux a lui aussi augmenté, sans avoir besoin de recourir à la construction de logements.

La maire sortante vante régulièrement son bilan en matière de pollution dans la capitale. Pour vérifier l’exactitude de ses propos, il faut se pencher sur les données collectées par AirParif, compétent pour analyser la pollution de l’air en Ile-de-France. Il apparaît que la concentration de trois des quatre polluants n’a jamais augmenté depuis quatorze ans et l’arrivée de Bertrand Delanoë Place de l’Hôtel de ville. Pour le dioxyde d’azote, par exemple, on est passé de 46 µg/m3 sur la tranche 2002-2004 à 34 µg/m3 en 2016-2018.

Reste que la concentration en ozone a, elle, augmenté sur la même période en passant de 37 µg/m3 en 2002-2004 à 40 µg/m3 en 2016-2018 en Ile-de-France. « Les mêmes tendances sur trois ans valent pour Paris et pour l’ensemble de l’Ile-de-France », nous indiquait début février Pierre Pernot, ingénieur à AirParif.

La maire sortante est accusée ici d’avoir mis à mal la mixité sociale à Paris, en faisant fuir les classes moyennes et en concentrant les HLM dans certains quartiers. Il est avéré que le parc de logement social à Paris est inéquitablement réparti sur le territoire municipal. Le VIIe arrondissement de Rachida Dati ne comptait ainsi que 603 logements sociaux en 2018, contre 36 000 pour le XIXe

Malgré des efforts qu’elle met en avant, la mairie de Paris peine à rétablir davantage d’équilibre. En données brutes, les arrondissements périphériques concentrent le plus grand nombre de créations de logements sociaux. S’agissant du départ supposé des classes moyennes, Paris perd environ 11 000 habitants chaque année. Reste que les chiffres ne montrent pas vraiment un exode des classes moyennes. Selon nos calculs, basés sur les données de l’administration fiscale, le nombre de foyers déclarant entre 20 000 euros et 30 000 euros n’a baissé que de 1 % entre 2012 et 2018. Les moins fortunés ont baissé davantage alors que ceux au-dessus de 30 000 euros ont augmenté.

Source: https://news.google.com/__i/rss/rd/articles/CBMiowFodHRwczovL3d3dy5sZXBhcmlzaWVuLmZyL2VsZWN0aW9ucy9tdW5pY2lwYWxlcy9tdW5pY2lwYWxlcy1hLXBhcmlzLWRldHRlLWxvZ2VtZW50LXBvbGx1dGlvbi1vbi1hLWZhY3RjaGVja2UtbGUtcHJlbWllci1kZWJhdC1kdS1zZWNvbmQtdG91ci0xOC0wNi0yMDIwLTgzMzc3MDUucGhw0gGnAWh0dHBzOi8vd3d3LmxlcGFyaXNpZW4uZnIvYW1wL2VsZWN0aW9ucy9tdW5pY2lwYWxlcy9tdW5pY2lwYWxlcy1hLXBhcmlzLWRldHRlLWxvZ2VtZW50LXBvbGx1dGlvbi1vbi1hLWZhY3RjaGVja2UtbGUtcHJlbWllci1kZWJhdC1kdS1zZWNvbmQtdG91ci0xOC0wNi0yMDIwLTgzMzc3MDUucGhw?oc=5

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