Pornotropic, Marguerite Duras et l’illusion coloniale (Arte) : les zones d’ombre de l’écrivaine

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La collection Les grands romans du scandale, sur Arte, s’ouvre avec un volet consacré à Marguerite Duras intitulé Pornotropic, Marguerite Duras et l’illusion coloniale, mercredi 7 octobre à 22 h 50. Si son œuvre recèle nombre de références autobiographiques, la romancière n’a pas tout dévoilé…

Marguerite Duras, née Marguerite Donnadieu, s’est éteinte le 3 mars 1996, à Paris, à 81 ans. Entrée dans la Pléiade en 2011, elle a, outre ses romans, écrit pour le théâtre et le cinéma. Elle a emprunté son nom d’auteure à la ville de Duras, dans le Lot-et-Garonne, où son père est enterré.

En 1939, Marguerite Duras épouse Robert Antelme. Leur enfant meurt à la naissance, en 1942. Cette année-là, elle rencontre Dionys Mascolo qui devient son amant. Deux ans plus tard, Antelme est déporté à Buchenwald, accusé d’actes de résistance alors qu’avec Duras, ils collaborent à des organismes pétainistes. Pour le faire libérer, elle séduit Delval, un agent de la Gestapo française. Après guerre, Delval est fusillé suite au témoignage à charge de Duras. Mascolo, lui, devient l’amant de la veuve de Delval et lui fait un enfant.

En juin 1947, Marguerite Duras et Dionys Mascolo accueillent un fils, Jean, surnommé Outa. De sa mère, il a conservé un livre de recettes de cuisine, témoin de moments précieux passés ensemble. Après sa mort, il a édité ce livre auquel s’est opposé Yann Andréa, l’exécuteur littéraire de Duras et dernier homme à avoir partagé sa vie.

À l’image de Germaine de Staël ou de Colette, Marguerite Dumas a aimé librement à une époque où la sexualité des femmes était taboue. À Yann Andréa, de 38 ans son cadet, qui fut tout à la fois son compagnon et son secrétaire particulier pendant plus de quinze ans, elle a dédié L’Été 80, le recueil des chroniques, ainsi qu’en 1986, Les Yeux bleus, cheveux noirs. «L’histoire d’un amour, le plus grand et plus terrifiant qu’il m’a été donné d’écrire», dit le texte de présentation de l’édition originale. Celui d’une femme et d’un homosexuel.

Au moment de l’affaire Grégory, Serge July, directeur de la rédaction de Libération, demande à Marguerite Duras de décrypter ce fait divers. Elle se rend à Lépanges-sur-Vologne, tente d’interviewer Christine Villemin, qui refuse, mais se voit accorder une entrevue avec le juge Lambert. Le 17 juillet 1985, elle publie son analyse dans Libération et évoque sans détour la culpabilité de la mère de l’enfant, qui lui intentera un procès.

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Source: https://www.telestar.fr/culture/pornotropic-marguerite-duras-et-l-illusion-coloniale-arte-les-zones-d-ombre-de-l-ecrivaine-542207

Marguerite Duras

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