Quand les ambazonniens donnaient un ultimatum à Paul Biya

0
268

Alors que le grand dialogue national organisé par Paul Biya était supposé résoudre la crise anglophone, les leaders anglophones sont restés en prison à Yaoundé, tandis que ceux conviés par le gouvernement ont préféré boycotté la rencontre. Conséquence: aucune accalmie sur le terrain. Les combats continuent entre séparatistes et soldats de l’armée camerounaise. Le porte-parole de l’État imaginaire de l’Ambazonie hausse le ton et menace le régime en place.

“Nous donnons trois semaines aux autorités camerounaises pour se ressaisir et libérer sans condition tous les détenus ambazoniens. Comme ils l’ont fait aux prisonniers politiques, dans un bref délai (… )Sinon, le gouvernement provisoire déclarera une fermeture totale indéfinie du territoire appelé Ambazonie. Toutes les frontières avec le Cameroun français seront complètement fermées”, a déclaré Chris Anu dans un audio qui circule sur les réseaux sociaux depuis dimanche 6 octobre. Le porte-parole de l’Ambazonie avertit que les choses seraient difficiles dans les jours à venir. Car « les circonstances difficiles exigent des actions difficiles ». Il précise que le compte à rebours du blocus va débuter dès diffusion de son message.

Regrettant que le grand dialogue national n’ait pas abouti à la libération d’une dizaine de dirigeants séparatistes dont Ayuk Tabe et d’autres anglophones détenus à travers le pays pour cette crise, Chris Anu considère que ce dialogue exclusif qui a abouti aux prisonniers politiques francophones qui ne sont pas concernés par la crise anglophone, est une provocation.

Il faut rappeler qu’en fin avril, les sécessionnistes ambazoniens avaient décrété une opération « Lockdown », ou le « verrouillage » des zones anglophones. Cette opération de Lock down selon s’était déroulée en deux phases. La première phase du Lock down avait eu lieu du 29 avril au 1er mai 2019 et avait pour but d’empêcher la célébration de la fête du travail dans les régions du Nord-Ouest et du Sud du Cameroun. La seconde phase du Lock down avait eu lieu du 19 au 20 mai pour contrecarrer les célébrations de la fête nationale dans les régions anglophones.

Lorsque le blocus est décrété par les dirigeants intérimaires de l’Ambazonie, il est question de ne laisser ni entrer ni sortir les personnes dans les deux régions. Aussi, les propriétaires des commerces sont obligés de fermer boutique. Les populations s’exécutent, malgré les appels des autorités administratives. À celà, il faut ajouter l’opération villes mortes tous les lundis dans toutes les villes des régions anglophones.

Depuis 2016, cette situation perdure et asphyxie l’économie du Cameroun dont on sait qu’il tire le gros lot de son PIB dans ces deux régions riches en pétrole, cacao, café, etc.

Source: coupsfrancs.com

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here