Sérail : voici en résumé, le contenu du statut spécial des régions du Noso

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Exit le poste de délégué du gouvernement, élection du conseil régional et de son président, restauration de l’assemblée des chefs traditionnels, des moyens plus importants qu’ailleurs… le projet de loi déposé ce jour au parlement fait la part belle aux régions anglophones.

Noel commence plus tôt dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ! Sauf changement de dernière minutes, l’Assemblée nationale et le sénat, réunis dès ce jour en session extraordinaire par le chef de l’Etat, débuteront l’examen d’un projet de loi en rapport avec la crise anglophone et dont les premières fuites sont révélatrices de la générosité présidentielle.

En effet, à en croire la version abondamment répandue sur les réseaux sociaux et dont l’authenticité est corroborée par une source introduite jointe par Info Matin, le projet de loi sur lequel le parlement est appelé à se prononcer, comporte d’une part, une évolution majeure voire révolutionnaire : la suppression du poste de délégué du gouvernement auprès des communautés urbaines. Ces hommes puissants, nommés par le palais, en imposent aux maires élus, d’où les vives critiques des populations en leur encontre. D’autre part, l’assemblée générale des chefs traditionnels du NoSO va être réhabilitée. La disparition de cette instance, dans une région où les gardiens de la tradition avaient l’habitude d’être associés à la prise des décisions, même sous la tutelle britannique, apparaissait comme une anomalie. Mieux vaut tard que jamais. Le président de la République, Paul Biya a décidé de remettre, sur ce point les pendules à l’heure. Honneur lui en soit rendu !

Conseils régionaux
Selon nos informations, le projet de loi fourmille d’innovations de taille, au nombre de celles-ci, l’avènement du conseil régional élu. Bien que les gouverneurs soient maintenus, de même que leur prééminence sur la région, le conseil régional sera doté de pouvoir non négligeable et ne manquera pas d’atouts. Primo, les conseillers régionaux vont être élus par les chefs traditionnels et les conseillers municipaux. Ils seront donc des « élus du peuple ». Sur le terrain, cela confère une légitimité plus grande. Le conseil régional est coiffé par un président tout aussi élu. Mais destituable. Cependant et second atout, seuls les membres du conseil régional ont pouvoir d’activer la procédure de destitution. A la liste des innovations démocratiques, s’ajoute l’élection d’un super maire. Celui-ci sera voté par les maires d’arrondissement.

Médiateur de la République
Toujours d’après nos informations, les régions se verront doter d’un médiateur de la République. Personnalité, certes nommée, son rôle sera d’assurer la liaison entre les populations et les dirigeants. Par son entregent, le médiateur contribuera à la résolution rapide et pacifique d’éventuels conflits.

Des moyens accrus
Le Noso bénéficiera au terme de la session extraordinaire, d’une allocation budgétaire conséquente sans commune mesure avec celle des huit autres régions. Il va de soi que cette masse d’argent servira à la construction, réhabilitation e des infrastructures détruites et au financement des reformes entérinées.

Le temps de l’action
Incontestablement, le projet de loi attendu ce sujet résulte du grand dialogue national, convoqué par le chef de l’Etat et présidé du 30 septembre au 4 octobre 2029 par le premier ministre. L’une des recommandations fortes de ces assises tenues à Yaoundé et auxquelles prirent part des personnalités anglophones de premier plan à l’instar du cardinal Tumi et de Ni John Fru Ndi, également des ex-combattants sécessionnistes, était l’octroi d’un statut spécial aux Noso en vertu de l’article 62 alinéa 2 de la constitution. On en prend visiblement le chemin !
Paul Biya, en homme d’Etat et de parole, confond une de plus les ennemis du Cameroun pour qui la crise anglophone donne prétexte à toute sorte d’ingérence.

Source: La Météo 1003

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